

Deux jeunes officiers, Saint-Avit et Morhange, se perdent dans le dĂ©sert et se retrouvent prisonniers de la belle AntinĂ©a, reine de la citĂ© d'Atlantide. Saint-Avit aveuglĂ© par son amour pour elle, lui obĂ©it lorsqu'elle lui ordonne de tuer son camarade... Pabst propose avec LâAtlantide une lecture psychanalytique du roman de Benoit, avec une figure fĂ©minine dominatrice qui rĂ©duit ses amants en esclavage avant de les dĂ©truire. La dimension fantasmatique du film est troublante, LâAtlantide baigne dans une ambiance de cauchemar moite, entre la quĂȘte dĂ©sespĂ©rĂ©e dâun ami disparu et les apparitions dâune faune interlope perdue dans le dĂ©sert. Un long flash-back discursif Ă©met lâhypothĂšse des origines parisiennes de AntinĂ©a, nĂ©e du mariage entre ClĂ©mentine une jolie danseuse de French Cancan Ă la cuisse lĂ©gĂšre et un prince arabe sĂ©duit lors dâune reprĂ©sentation théùtrale. Mais lĂ encore, impossible de savoir sâil sâagit des divagations dâun vieil alcoolique ou de lâĂ©trange vĂ©ritĂ©.